Passer d’un système curatif à un système préventif


La prévention selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1948 est "l'ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps".

On en distingue trois types :

  • La prévention primaire : ensemble des actes visant à diminuer l'incidence d'une maladie dans une population et à réduire, autant que faire se peut, les risques d'apparition de nouveaux cas.
  • La prévention secondaire : pour diminuer la prévalence d'une maladie dans une population. Ce stade recouvre les actes destinés à agir au tout début de l'apparition du trouble ou de la pathologie afin de s'opposer à son évolution ou encore pour faire disparaître les facteurs de risque.
  • La prévention tertiaire : qui intervient à un stade où il importe de diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives dans une population et de réduire les complications, invalidités ou rechutes consécutives à la maladie.

En 2012 seulement 2.4% des dépenses de santé en France étaient destinées à des actions de prévention, ce qui montre bien que notre système de santé privilégie encore aujourd’hui une approche curative des soins. Pourtant, l’intérêt des actions de prévention est de plus en plus mis en avant et des pays où le système de santé est moins robuste que le nôtre ouvrent la voie en la matière. Le numérique est d’ailleurs un des vecteurs de ce passage d’un paradigme curatif à un paradigme préventif.

Chiffres clés :

  • 88.5% des dépenses de santé en France en 2012 étaient destinés au traitement des malades.
  • 2,4 % des dépenses de santé étaient dédiés à la prévention en 2012.
  • Les traitements et suivis personnalisés, offerts par les technologies mobiles, permettraient à eux seuls d’aider 141 millions de patients à améliorer leur rythme et mode de vie.
  • 3.4 milliards de personnes dans le monde auront un smartphone et la moitié utilisera des applications de santé mobile d’ici 2017 .

Le numérique, un pilier de la diffusion des actions de prévention

Les innovations technologiques modifient le contexte de la prévention et du traitement des maladies. Dans de nombreux pays en voie de développement, les applications électroniques sont déjà largement utilisées dans le domaine de la santé.

PwC déclarait récemment que la santé mobile pourrait sauver un million de vies en Afrique subsaharienne d’ici 2017 . En effet le taux d’équipement en téléphone mobile est très important sur la zone. Le téléphone portable, objet personnel et simple d’utilisation représente donc un outil puissant pour améliorer l’accès à la santé. D’autant plus que ces pays sont vastes, et les structures de soins souvent éloignées des patients qui en ont le plus besoin. Grâce à la palette de services proposés, le téléphone mobile apparaît alors comme le moyen le plus efficace d’accès aux soins et aux informations de santé publique.

Ainsi les SMS sont largement utilisés par les ministères de la Santé pour envoyer à la population des informations sur la conduite à tenir en cas d’émergence d’une épidémie. Ils aident aussi à améliorer l’observance des traitements, notamment pour les patients sous antirétroviraux, et simplifient le rappel de rendez-vous et de prise de médicaments.

Quant aux professionnels de santé, ils utilisent le téléphone mobile comme outil de travail : on a ainsi vu des solutions de télédiagnostic en dermatologie basées sur l’envoi de photo par SMS ou encore de la remontée épidémiologique réalisée grâce à cet outil.

Orange Healthcare s’est fortement investit aux côtés des systèmes de santé africains pour développer des solutions tirant avantage des 600 millions de téléphones mobiles en circulation sur le continent.

Ainsi au Cameroun, les clients Orange bénéficient de My Healthline, une hotline SMS grâce à laquelle ils peuvent , de manière anonyme, poser toutes leurs questions sur leurs préoccupations à une équipe de professionnels de santé, qui leur répond personnellement.

Le mobile est également utilisé au Kenya, Sénégal, Burkina, Ghana et en Tanzanie pour la lutte contre le paludisme. Un grand laboratoire international peut ainsi suivre les effets secondaires de son nouveau vaccin sur 40 000 enfants et confirmer la pertinence de ce traitement en Afrique.

Big Data, médecine personnalisée, micro-assurance : un tournant numérique pour l’assurance santé

Prévenir plutôt que guérir, telle est l’ambition de la médecine préventive. Pour les pays développés, l’équation fait d’ailleurs en plus entrer la notion de coûts avec l’espoir que la prévention puisse aider à réduire les dépenses de santé.

Mais la vraie révolution dans ce domaine est le nouvel usage fait des données. Plus on dispose de données sur le comportement, les habitudes de vies mais aussi sur l’hérédité, plus il est aisé de prévoir un risque, à l’échelle d’un patient ou d’une population dans son ensemble et donc d’entamer des actions de prévention. Cette avancée technologique dans l’analyse et le traitement des données, également appelée Big Data, aboutit à une nouvelle façon d’envisager la prévention et donne accès à une médecine de plus en plus personnalisée, une médecine « sur mesure ».

Ces pratiques et cette nouvelle vision de la médecine représentent un vrai tournant dans la conception même de la santé, envisagée de façon transversale, où tout l’environnement du patient est pris en considération et où la prévention prend une large part. Cela va changer les métiers, et notamment fortement impacter les mutuelles et les assurances.

En effet, face à cette hyperpersonnalisation, la question de la solidarité proposée au sein des systèmes d’assurance sera un des grands enjeux de demain. Et dès à présent, nombreux sont les assureurs à développer des dispositifs de santé connectée pour promouvoir la prévention auprès de leur clientèle. Ils se positionnent ainsi dans un nouveau rôle, celui de coach en hygiène de vie.

Le domaine de l'assurance vit également une véritable révolution en Afrique, où l’on assiste aujourd’hui au développement de la micro-assurance santé, souscrite via mobile. Bima, l’un des spécialistes du secteur, propose ainsi de souscrire à une assurance santé directement depuis son mobile, avec un système de micro-paiement quotidien.

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Les mots liés à la prévention

Elle est définie par le degré de concordance entre le comportement de la personne malade et les recommandations de son thérapeute. L’observance concerne les actes, les traitements prescrits mais aussi les comportements des personnes impliquées : posologie non respectée, arrêt prématuré de médicament, prescription non renouvelée.

mHealth (« mHealth » pour Mobile Health), voire m-santé en français.
Plus concrètement il s’agit de tous les services touchant de près ou de loin à la santé disponibles en permanence via un appareil mobile connecté à un réseau ; les plus répandus auprès du grand public étant les smartphones ou plus récemment encore les tablettes informatiques. En d’autres termes, on peut dire également que la m-santé est l’e-santé accessible avec un téléphone mobile ou une tablette.

La médecine personnalisée consiste à adapter les traitements en fonction des caractéristiques des patients et de leurs maladies. C’est ainsi proposer le bon traitement au bon moment pour le bon groupe de patients.

Désigne des ensembles de données qui deviennent tellement volumineux qu’ils en deviennent difficiles à travailler avec des outils classiques de gestion de base de données ou de gestion de l’information.