Faire face au vieillissement de la population


Dans les sociétés développées, le vieillissement de la population, explicable par l’allongement de l’espérance de vie, pose aujourd’hui d’immenses défis en termes de financement et d’organisation de nos systèmes sociaux et médico-sociaux.

D’ici 2050, un français sur 3 aura plus de 60 ans ! Mais la vieillesse est de moins en moins synonyme de maladie ou handicap. L’entrée dans la dépendance se fait plus tard. Tous les seniors sont donc différents et leurs attentes, en fonction de leur niveau d’autonomie ne sont pas les mêmes.

Néanmoins, qu’ils soient actifs, fragiles ou dépendants, les seniors peuvent être une véritable source de valeur pour la société et répondre à leurs attentes, un moteur de croissance de l’économie.

La Silver économie est donc l’économie au service des âgés. L’enjeu est crucial : permettre et encourager les innovations qui vont accompagner les personnes dans leur  avancée en âge et faire reculer la perte d’autonomie.

Chiffres clés :

  • En 2050 en France, près d’un habitant sur trois aura plus de 60 ans, contre un sur cinq en 2005. D'après les dernières projections de l'Insee, le nombre de Français âgés de plus de 60 ans devrait en effet grimper à presque 21 millions en 2035, et jusqu'à 22,3 millions en 2050, soit une hausse de 80% par rapport à 2005.
  • Le marché global de la Silver Economie représente 92 milliards d’euros  en 2013 en France et dépassera les 130 milliards en 2020.
  • 90% des Français estiment qu’il est préférable de vieillir à domicile plutôt que d'intégrer une maison de retraite.
  • 85% des plus de 90 ans vivent chez eux.

En pratique, comment le numérique se met au service du bien vieillir ?

Quand on parle de Silver Economie, l'imaginaire se déplace vite sur des métiers du service ou de l'accompagnement, et pas toujours vers l’innovation. Pourtant aujourd’hui  plus d'un senior sur deux dispose d'un smartphone, un sur quatre est sur Facebook, l’usage des technologies numériques est donc déjà une réalité, même pour les plus de 65 ans.

Les innovations apportées par ces technologies dans les usages et les produits permettent aujourd’hui de répondre leur aspiration : bien vieillir à domicile et en toute sécurité.

Les liens numériques permettent aux seniors, directement ou via leurs aidants, d’avoir un accès direct à une large gamme de services et d’informations et de maintenir un lien social avec leur entourage.

Les objets connectés permettent également de sécuriser l’environnement de vie notamment quand ils sont liés au domicile (détecteur de sécurité intrusion, d’incendie…), à l’environnement du bénéficiaire (qualité de l’air, pilotage de la température des pièces…) ou même à l’individu en lui-même (smartphone qui permet le suivi du rythme cardiaque, tissus connectés qui mesurent l’effort physique…).

L’application des techniques du Big data à l’analyse de l’ensemble des données récoltées via ces objets ou via le comportement des seniors peut par ailleurs révolutionner l’anticipation et la prévention de la perte d’autonomie (prédiction de fragilité, anticipation de diagnostic, détermination d’actions préventives et locales…).

L’informatisation des parcours de santé va également constituer une évolution majeure dans les années à venir. En plus de faciliter la coordination autour de la personne, elle va générer de nouvelles sources d’information et permettre, par l’exploration de ces nouvelles données, d’accélérer la mise à disposition de solutions pertinentes pour accompagner les seniors dans la perte d’autonomie et adapter la société au vieillissement de sa population.

Orange Healthcare a beaucoup œuvré dans le domaine de l’accompagnement de la fragilité et de la dépendance.

Pour :

  • réassurer les personnes en perte d’autonomie avec des offres de téléassistance ou des services de convivialité et de réassurance sur le téléphone fixe ;
  • faciliter la coordination des équipes médicales et sociales et des aidants autour de ces personnes au domicile (expérimentation « tablette-lien social » – Conseil Général du Cantal, lauréat du prix Territoria du Sénat en 2009) ;
  • dématérialiser les financements de la dépendance et améliorer la gestion des aides à domicile (expérimentation Tiers Payant Social – Conseil Général du Loiret avec 12 % de gain d’efficacité, meilleure allocation des subventions APA par les départements et optimisation des flux financiers avec les prestataires) ;
  • faciliter le pilotage et le contrôle de l’effectivité des prestations à domicile grâce à un service d’horodatage
  • mettre le numérique au service des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) avec « Solution Résidence Seniors »
  • ou encore faciliter la mise en place de plateformes de services pour accompagner le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes et/ou malades chroniques avec notamment le projet Autonom@dom en Isère.

Orange Healthcare pousse d’ailleurs à la démultiplication de ce genre de plateformes, clefs à nos yeux  pour l’organisation de l’offre de services pour la prévention, l’accompagnement du vieillissement et le suivi médical.

Nous sommes également particulièrement impliqués dans le déploiement des solutions de télémédecine en France, notamment dans les services de gérontologie. Encore une illustration du caractère indispensable des technologies de l’information et de la communication dans cette logique de parcours  de santé.

Réussir la transformation numérique du parcours de vie, l’enjeu de demain

La santé, le social et le médico-social sont encore des secteurs à ne pas avoir pleinement tiré parti de la révolution numérique. Si des initiatives se créent, si des solutions sont déjà opérationnelles, il reste encore un grand pas à franchir pour numériser le parcours de vie et enfin replacer le citoyen-usager-patient au centre du système, permettant par là-même de décloisonner le bien-être, le bien-vivre et le bien-vieillir.

Aujourd’hui l’offre de services est extrêmement riche. S’il fallait en citer quelques-uns : le dossier médical partagé (DMP), les projets PAERPA (Personnes Agées en risque de perte d’autonomie), les Territoires de Soins numériques (TSN), ou encore les programmes de télémédecine ou télésuivi entrepris par les établissements sanitaires eux-mêmes ou les Agences Régionales de Santé. Tous sont ambitieux mais pêchent par manque de coordination.

En effet, dans le contexte actuel de l’explosion des offres permise par le numérique, c’est l’intégration de ces services dans une logique de parcours de soins et de santé qui en fera toute la valeur pour l’usager. D’autant plus que cette organisation des services, la coordination des soins et le suivi des patients sont encore plus indispensables chez les personnes âgées qu’à d’autres étapes de la vie.
A terme donc, c’est en entrant dans une approche autour d’une plateforme d’intermédiation partagée que les synergies entre le monde social et médico-social pourront se créer.

Le projet Autonom@dom en Isère en est un premier exemple : cette plateforme  mutualisée d’information et d’orientation vise à répondre aux besoins de perte d’autonomie à domicile (domaine du confort, de la prévention, de la fragilité, de la dépendance, de la pathologie chronique). Elle permet ainsi la création de nouveaux processus d’articulation des aides humaines et des aides techniques pour éviter les ruptures de prises en charges, les hospitalisations évitables et faciliter les entrées / sorties d’hôpital.

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Les mots de la silver économie

établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

Considéré dans la segmentation de l’ensemble des seniors comme une personne à la retraite en forme. Le marché des seniors actifs va se développer autour du design des produits et services et probablement également via la labellisation et un marketing efficace qui permettra de dépasser l’aspect stigmatisant.

Considéré dans la segmentation de l’ensemble des seniors comme une catégorie intermédiaire entre les seniors actifs et les seniors dépendants. Le marché des seniors fragiles se joue autour du soutien à domicile et de l’amélioration de l’organisation de l’accompagnement. Une meilleure organisation est un facteur-clé avant d’envisager une numérisation des activités.

ou en perte d’autonomie
Considéré dans la segmentation de l’ensemble des seniors comme une personne évaluée de 6 à 1 par la grille AGGIR (La grille nationale AGGIR -Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources- permet d’évaluer le degré de perte d’autonomie ou de dépendance physique ou psychique d’une personne âgée dans l’accomplissement de ses actes quotidiens.). Pour les seniors dépendants en institution, la pression sur l’efficacité des maisons de retraite, EHPAD ou résidences seniors va permettre le développement d’une demande d’informatisation plus poussée