Accompagner la transformation digitale des industries de santé


La révolution numérique, en faisant entrer la société toute entière dans l’ère de l’information, a profondément changé la façon dont les entreprises de tous les secteurs innovent, agissent et communiquent.

Avec la même force de disruption que la révolution industrielle, elle transforme leur modèle d’affaires, leurs organisations, leur culture et leur mode de management. L’industrie de la santé fait elle aussi face à ces bouleversements.

A l’heure de la médecine personnalisée, de la santé connectée et du quantified self, elle doit revoir son positionnement et son business model. Il lui faut s’adapter pour faire face à de nouveaux entrants sur le secteur, Start-ups mais aussi Big Tech et Big Player du web, attirés par la convergence des filières du bien-être, de la prévention, du soin et du médicament. On parle même d’uberisation de la santé !

Le patient, lui aussi, a évolué d’un individu passif  à un acteur à part entière  de son parcours de soins, exigeant plus d’implication, de responsabilité et de partage de connaissance.

Ainsi, la création de valeur dans le secteur de la santé ne repose plus uniquement sur le médicament ou le dispositif médical, mais aussi sur des services et des solutions autour du traitement. Le digital crée de fait de véritables opportunités d’innover dans les services et la promotion de la santé. Des opportunités que l’industrie pharmaceutique mais aussi l’industrie du matériel médical se doivent de saisir.

Chiffres clés :

  • 97,5% des acteurs de l’industrie de santé considèrent que le digital est un enjeu stratégique pour eux.
  • Xerfi Precepta estime le marché de l’e-santé à 2,4 milliards d’euros. Il devrait progresser de 4 à 7% par an d’ici à 2017 en France.
  • Le marché des équipements médicaux connectés devrait atteindre 33,5 milliards de $ d’ici 2019 .
  • Le secteur de la santé portera seul entre un tiers et la moitié de l’impact économique annuel mondial de l’internet des objets en 2025.

En pratique, comment le digital révolutionne l’industrie de santé ?

En France et dans le monde, le digital est vécu comme une véritable opportunité pour les laboratoires pharmaceutiques et les industriels du dispositif médical.

Industrie pharmaceutique

Medtechs

Du côté des entreprises du matériel médical, la logique est similaire.

La rationalisation des dépenses de santé les pousse à développer des dispositifs médicaux connectés.

En parallèle, la démocratisation des solutions de quantified self facilite l’acceptation par les patients de ces nouveaux devices.

L’idée sous-jacente est bien de favoriser un continuum de soins dans lequel le patient bénéficie d’une prise en charge au long court et plus seulement pendant les épisodes aigus de sa maladie.

Cela peut ainsi s’avérer particulièrement intéressant pour les patients chroniques qui doivent gérer leur maladie au jour le jour. Ils bénéficient d’un accompagnement au quotidien et l’équipe soignante qui les entoure peut affiner le traitement en fonction de données beaucoup nombreuses et précises.

L’industrie pharmaceutique, d’un côté, doit faire face à une remise en cause de son business model traditionnel basé sur ses médicaments blockbusters. Elle est donc poussée à revoir son positionnement auprès de l’ensemble des acteurs du système de santé, y compris les patients.

À l’heure du débat sur la régulation des dépenses de soins, de la publication de rapports sur le bon usage du médicament et de l’intérêt de la prévention, l’industrie pharmaceutique est incitée à endosser un rôle nouveau d’offreur de service et de promoteur de la santé.

  • Le digital devient ainsi un nouveau territoire d’innovation notamment en terme de prévention et d’éducation thérapeutique mais aussi pour proposer, en sus de solutions thérapeutiques, des services associés destinés à améliorer la prise en charge, le suivi ou la coordination des soins.
  • C’est également du côté de la recherche et développement que la révolution digitale pourrait impacter très rapidement l’organisation des laboratoires. L’application des techniques du Big Data devrait effectivement  leur permettre d’optimiser le traitement des données recueillies durant les phases d’essais cliniques pour élaborer des modèles prédictifs des effets physiologiques des molécules et ainsi accélérer leur développement. Mais le digital peut aussi faciliter le recrutement des patients pour ces essais cliniques et faciliter la collaboration avec les hôpitaux, les instituts de recherche, voire les payeurs dans le cadre de nouveaux programmes de recherche.

Orange Healthcare accompagne l’industrie de santé dans cette révolution majeure.

Nous mettons notre expertise des moyens de communication et d’intégration au service de la mise en place de solutions à la fois simples, fiables et efficaces. Notre connaissance du monde de la santé nous permet de proposer des produits et services en adéquation avec les exigences du secteur notamment concernant la sécurisation des transmissions et de l’hébergement des données de santé.

Les spécialistes d’Orange Consulting sont également à leur disposition pour les accompagner dans la réflexion et la mise en place de ces projets innovants qui parfois impactent l’ensemble de leur organisation.

Vers une approche globale du continuum de soins

Aujourd’hui, notre système de santé est encore tourné vers la gestion de la maladie plus que vers la gestion de la santé en général. Or le fait que le patient devienne un véritable acteur de sa santé, la réflexion nationale en cours sur la mise en place d’une médecine du parcours et l’avènement de ce qu’on appelle le quantified self change la donne.

Balances intelligentes qui collectent l'indice de masse corporelle, tee-shirts enregistrant les battements du cœur, chaussettes dotées de capteurs de température et de pression, brosse à dents qui analyse votre brossage, … sont autant de gadgets aujourd’hui qui pourraient à terme bénéficier au parcours de santé de tout un chacun.
Aux Etats-Unis, il n’est déjà pas rare de voir les patients apporter à leur médecin les courbes liées à leurs performances sportives ou l’évolution de leur poids. Des médecins qui n’hésitent eux-mêmes plus à recommander ces objets qui les aident à poser un meilleur diagnostic (quasiment la moitié des professionnels de santé auraient ainsi recommandé des sites internet  ou applications à leurs patients).

Est-ce pertinent ? Les données remontées sont-elles assez fiables ? Va-t-on submerger nos professionnels de santé de données diverses et variées ? Des questions évidentes se posent aujourd’hui et la barrière est encore grande entre les dispositifs médicaux connectés, agréés et règlementés, et tous ce qu’on considère encore comme des gadgets.

On ne peut cependant pas nier qu’en incitant les personnes équipées à modifier leur comportement, ces outils contribuent aujourd’hui à lutter contre la sédentarité, et pourraient donc être intéressants dans un objectif de prévention. Le suivi de paramètres simples, comme le poids, contribue également à améliorer dans certains cas le suivi médical. En Auvergne, le dispositif Cardiauvergne, basé sur le suivi du poids mais également sur la remontée hebdomadaire par les infirmières des signes cliniques, a obtenu des résultats plus qu’encourageant en réduisant le taux de mortalité et réhospitalisations des patients souffrant d’insuffisance cardiaque.

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Les mots de la transformation digitale

Désigne la « connexion » d’objets à un réseau plus large, que ce soit directement par l’intermédiaire du smartphone de l’utilisateur ou grâce à des protocoles de communication qui leur sont propres, et qui permettraient aux objets de communiquer entre eux.

Elle consiste à adapter les traitements en fonction des caractéristiques des patients et de leurs maladies. Concrètement il s’agit d’anticiper, grâce à un test diagnostic sur les patients, ceux pour qui le traitement serait le plus bénéfique, et ceux pour qui il ne le serait pas. C’est donc proposer le bon traitement au bon moment pour le bon groupe de patients.

Auto-mesure, «soi quantifié» ou encore quantification de soi – apparu en Californie dès 2007, désigne la pratique de la « mesure de soi », qui consiste à mieux se connaître en mesurant des données relatives à son corps et à ses activités. On parle également de « Self Tracking » pour désigner ces pratiques de capture, d’analyse et de partage de données personnelles.

Est considéré comme dispositif médical tout instrument, appareil, équipement ou encore un logiciel destiné, par son fabricant, à être utilisé chez l’homme à des fins, notamment, de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement, d’atténuation d’une maladie ou d’une blessure.
Exemples de DM : lentilles de contact, thermomètres, compresses, défibrillateurs externes, stents, prothèses de hanches, lits médicaux …