Baromètre santé 360° : la perception des Français et de leurs voisins européens sur les professions libérales de santé


12 novembre 2018

Le sondage Odoxa confirme que le développement du numérique en santé est plébiscité en France et en Europe.

Le lundi 12 novembre dernier, l’institut de sondages Odoxa publiait la 13e vague du Baromètre Santé 360°. Cette édition de l’étude, réalisée pour Orange Healthcare, MNH Group et la Fédération Hospitalière de France en partenariat avec le Figaro Santé, France Inter et effectuée avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po, a exploré, pour la première fois, la perception des Français, mais aussi de leurs voisins européens (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne), sur les professions libérales de santé (PLS) – médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes, dentistes, pharmaciens.

L’étude a également mis en exergue l’idée que ces professionnels se font du système de santé, la position de chacun concernant les réformes actées ou à venir ainsi que les usages du numérique dans le parcours de soin.

Une image exceptionnelle des PLS, mais une attitude trop « corporatiste » sur les réformes

Les PLS bénéficient d’une image exceptionnelle en France, comme partout en Europe, avec 91 % de bonnes opinions. Les médecins, infirmiers et pharmaciens sont jugés « compétents », « courageux », « sympathiques », « à l’écoute de leurs patients » par plus de 8 Français sur 10 ! Les Français pensent également que les PLS entretiennent d’excellentes relations à la fois entre eux (86 %) et avec leurs patients (89 %). Si les PLS partagent ce sentiment, il n’en va pas de même pour les relations des PLS avec les établissements de santé et les pouvoirs publics : 4 sur 10 évoquent de mauvaises relations avec les établissements et 2 sur 3 avec les pouvoirs publics.

Or, bien qu’estimés par les Français qui déplorent notamment le prestige en berne de leur profession, ils sont néanmoins perçus comme s’opposant systématiquement aux réformes de santé. Réformes que les français souhaitent : 9 sur 10 soutiennent massivement l’abaissement du numerus clausus, 69 % d’entre eux sont pour autoriser les infirmiers à effectuer des vaccins sans prescription du médecin ou pour qu’ils prescrivent certains médicaments (63 %). Sur ce dernier point, les médecins s’y refusent (6 sur 10), surtout les généralistes (67 %).

Une digitalisation de la santé à renforcer et à sécuriser

Globalement, le numérique en santé est largement plébiscité : 7 Français sur 10 pensent que son développement aura des bénéfices pour les patients comme les soignants et qu’il améliorera même la qualité des soins en France (68 %). Il est perçu comme LA solution qui permettrait de résoudre des problèmes structurels de notre système de santé.Néanmoins, le bon développement du numérique suppose de la transparence et une sécurisation des usages. Or, aujourd’hui, ce n’est pas du tout le cas. Plus de 4 Français sur 10 ne savent pas si les PLS échangent entre eux des informations sensibles les concernant. Et parmi ceux qui le savent, un sur deux ignore comment ils échangent ces informations. Et si 9 professionnels 10 confirment échanger des informations sensibles sur leurs patients, les deux-tiers les échangent sans utiliser de messageries sécurisées – et ce, par ignorance ou méconnaissance.
 

Cette situation est problématique car elle pourrait bien créer un risque de rupture de confiance entre les patients et les professionnels de santé.Il est donc capital de mieux communiquer sur le sujet auprès des PLS. Pour Orange Healthcare, ces évolutions sont des enjeux clés.